Cet article a été mis à jour le 22 août 2018.


Le REER vous permet d’accumuler des sommes d’argent en prévision de votre retraite. Il offre certains avantages :

  • Vos cotisations sont déductibles de vos revenus, ce qui réduit votre impôt à payer;
  • La croissance de votre capital se fera à l’abri de l’impôt;
  • Vous serez imposé lorsque vous retirerez des sommes de votre REER. À la retraite, vos revenus seront probablement moins élevés et vous serez imposé à un niveau moindre;
  • Sous certaines conditions, il est possible d’utiliser vos REER afin d’acquérir une première résidence (RAP) ou de faire un retour aux études (REEP).

Pourquoi cotiser à mon REER me fait-il économiser de l’impôt ?

Le montant que vous cotiser à votre REER est déductible de vos revenus, vous payez donc moins d’impôt. À votre retraite, lorsque vous retirerez un montant de votre REER, celui-ci s’ajoutera à vos revenus. Puisqu’il est probable que vos revenus seront moins élevés à votre retraite et que les taux d’imposition sont progressifs, vous serez alors imposés à un niveau moindre que présentement et, ce faisant, vous économiserez de l’impôt.

Exemple :

Le revenu annuel brut (avant impôt) de Catherine est de 50 000 $. Le taux d’imposition marginal applicable au revenu de Catherine est de 37 %. En cotisant un montant de 4 000 $ à son REER, Catherine pourra espérer un remboursement d’impôt de 1 484 $. Il lui en coûtera donc 2 516 $ pour augmenter le solde de son REER de 4 000 $.

Combien puis-je cotiser à mon REER ?

Vous pouvez cotiser jusqu’à 18 % de vos revenus gagnés au cours de l’année précédente. Cependant, pour l’année 2017, le plafond annuel a été établi à 26 010 $. Vos droits de cotisation seront donc limités à 26 010 $, même si ce montant représente moins de 18 % de vos revenus.

Attention, si vous participez à un régime de retraite, les cotisations de votre employeur et vos cotisations au régime viennent réduire vos droits de cotisations au REER. C’est ce que l’on appelle le facteur d’équivalence.

Si vous ne cotisez pas à votre REER cette année, vous ne perdrez pas vos droits REER. Ceux-ci s’accumuleront et vous pourrez cotiser un montant supérieur dans les années futures.

Exemple :

En 2016, les revenus annuels de Julien étaient de 30 000 $. En 2016, cela lui permettait de cotiser 5 400 $ (30 000 $ x 18 %) à son REER. En 2017, les revenus annuels de Julien étaient de 50 000 $, ce qui lui permet de cotiser 9 000 $ (50 000 $ x 18 %) à son REER. Julien n’a jamais cotisé à son REER. Puisque les droits REER s’accumulent, en 2018, Julien pourra cotiser un montant de 14 400 $ (5 400 $ + 9 000 $) à son REER.

Vous trouverez un calcul détaillé de vos droits de cotisations au REER sur votre avis de cotisation de l’Agence du Revenu du Canada. Ce document est personnalisé à votre situation : les données et les calculs sont basés sur les informations transmises à l’Agence du Revenu du Canada lors de vos déclarations de revenus.

À quel moment puis-je déduire mes cotisations REER de mes revenus ?

Les cotisations versées pendant l’année en cours ou pendant les 60 jours premiers jours de l’année suivante peuvent être déduites de vos revenus de l’année en cours. Vous pouvez également reporter indéfiniment vos déductions et déduire vos cotisations REER dans une année ultérieure.

Exemple :

Sophie a cotisé 2 500 $ à son REER en janvier 2017. Elle pourra déduire cette somme de son revenu de 2016. Elle pourrait également déduire cette somme de ses revenus de 2017 ou d’une année ultérieure.

Jusqu’à quel âge puis-je cotiser à mon REER ?

Vous pouvez cotiser à votre REER jusqu’au cours de l’année ou vous atteindrez 71 ans.

Qu’est-ce que le REER de conjoint ?

Le REER de conjoint vous permet d’utiliser vos droits de cotisations au REER afin de cotiser au REER de votre conjoint, que vous soyez mariés ou conjoints de fait. Vous pourrez déduire les cotisations de vos revenus, mais ce sera votre conjoint qui sera imposé lors du retrait. Si vous prévoyez que votre conjoint aura des revenus moins élevés que les vôtres au moment du décaissement, le REER de conjoint pourrait être avantageux sur le plan fiscal : il vous permettra de fractionner vos revenus, ce qui réduira vos impôts à payer.

Attention : si les sommes sont retirées du REER de conjoint dans l’année de la cotisation ou dans les deux années suivantes, c’est vous qui serez imposé sur ce retrait, ce qui annule l’avantage espéré.

Puis-je retirer des sommes de mon REER ?

Vous pouvez retirer des sommes de votre REER. Cependant, les montants retirés s’ajouteront à vos revenus de l’année au cours de laquelle vous effectuez un retrait de votre REER et seront imposés selon votre taux d’imposition applicable.

Au moment du retrait, votre institution financière ou votre firme d’investissement retiendra un montant à la source afin d’acquitter en partie vos impôts à payer. Ces retenues à la source ne correspondent pas nécessairement au montant réel d’impôt que vous devrez payer sur le retrait effectué.


Pourcentage d’impôt qui sera prélevé à la source selon le montant retiré de votre REER (Fédéral et Provincial (Québec))

Pourcentage d'impôt qui sera prélevé à la source selon le montant retiré de votre REER (Fédéral et Provincial (Québec))

Sous certaines conditions, vous pourriez retirer sans impact fiscal immédiat des sommes de votre REER, notamment dans le cadre du Régime d’accession à la propriété (RAP) et du Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP).

Quels types de produits financiers ou de placement puis-je détenir dans mon REER ?

Vous pouvez détenir différents types de produits financiers à l’intérieur de votre REER. Vous pouvez choisir des produits financiers adaptés à vos objectifs financiers, à votre âge, à votre tolérance au risque et à votre expérience en tant qu’investisseur.

Puis-je transférer en franchise d’impôt mon REER d’une institution financière ou d’une firme d’investissement à une autre?

Vous pouvez transférer en franchise d’impôt votre compte REER entre deux institutions. Il suffit de demander à votre conseiller de faire les démarches et de remplir les formulaires nécessaires.

Qu’advient-il de mon REER lors de mon décès?

Lors de votre décès, vous êtes réputé disposer de l’ensemble de vos biens quelques secondes avant celui-ci. Ainsi, le solde de votre REER s’ajoutera à vos revenus de l’année de votre décès et vous serez imposé en conséquence.

Cependant, si vous avez un conjoint, le solde de votre REER pourra être « roulé » (transféré en franchise d’impôt) à votre conjoint. Dans certaines situations, certaines règles particulières pourront s’appliquer, notamment lorsque le REER est légué à un enfant mineur.

Le REER est-il idéal pour moi ?

Il se pourrait que d’autres types de régimes soient préférables compte tenu de votre situation et de vos objectifs. Avant de cotiser à votre REER, vous devriez en discuter avec un professionnel.

Si certains détails vous semblent complexes ou ambigus, n’hésitez pas à commenter cet article ou à nous contacter directement. C’est avec plaisir que nous vous éclairerons.


contact_01-2Charles Rioux Rousseau est associé principal, planificateur financier et conseiller en sécurité financière chez Consulta, Cabinet de services financiers.

N’hésitez surtout pas à lui poser toutes questions relatives à vos finances personnelles en lui écrivant à l’adresse suivante : charles@cabinetconsulta.com.



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